Une décision de justice doit être comprise, sinon elle laisse un goût amer d’injustice. L’invocation du risque de récidive et de trouble à l’ordre public à l’appui de l’exécution provisoire, au moment où la justice subit un procès en laxisme face à la multiplication des faits divers impliquant des personnes en situation de récidive, est dangereuse, juge Ève Szeftel, directrice de la rédaction de « Marianne ».